Projet ROOT
Une jeunesse résiliente grâce au patrimoine local
ROOT projet, c’est:
Transmettre à un jeune public les valeurs civiques de la connaissance et de la sauvegarde de son patrimoine local et rural.
Mettre en valeur les pratiques artisanales durables.
Améliorer les capacités de résilience face aux mutations du secteur de l'artisanat induites par la transition verte.
Quand ?
Le projet ROOT a été lancé en octobre 2024, il dure 30 mois et se termine en mars 2027.
Pour qui ?
Nous nous concentrons principalement sur les jeunes vivant dans des zones rurales, ainsi que sur les jeunes en contact professionnel ou personnel avec les zones rurales. Nous développons également des outils et des ressources pédagogiques non formels destinés aux institutions culturelles et éducatives accueillant un jeune public.
Par qui?
Le projet ROOT a été conçu par un consortium composé de trois partenaires. De l'art et d'autre (DADAU), le coordinateur, L'unité Mikkeli de la Bibliothèque nationale de Finlande (NLF) et l’association MOH, basée à Bari, en Italie.
Pourquoi?
Nous partageons tous le défi urgent de développer des réflexions et des réponses au changement climatique, dont les conséquences majeures seront ressenties par les jeunes générations. Or, les jeunes sont très peu consultés et informés des décisions relatives à la transition verte. Le New European Bauhaus et d'autres recherches attirent l'attention sur le fait que des réponses appropriées et durables ne peuvent être apportées qu'en prenant en compte de multiples disciplines et facteurs, scientifiques, sociaux ou culturels, même dans le cadre d'initiatives « bottom up ».
Ces observations nous ont amenés à concevoir une structure de projet qui assure la promotion d'alliances entre la science, l'écologie et les arts et métiers. Le projet ROOT vise à créer un écosystème de jeunes, de spécialistes des compétences de résilience et du patrimoine local, afin de contribuer à l'innovation, centrée sur la durabilité, les besoins humains, les valeurs et les principes citoyens. C'est l'ambition et la motivation de base pour lancer notre projet.
Vous pouvez désormais suivre le projet sur notre compte Instagram. Nous y publions des posts sur les éléments du patrimoine régional en France, leur conservation et les enjeux environnementaux qui y sont liés.
Exemples d’éléments du patrimoine culturel, matériel et immatériel, régional ou national, ainsi que les défis liés à sa préservation:
Le métier d’enlumineur aujourd’hui
Le savoir-faire des artisans d’art fait partie intégrante de notre patrimoine culturel vivant. Cependant la sauvegarde de ces compétences présente de nombreux défis. Le manque de programmes de formation en alternance, le soutien financier limité, la méconnaissance du secteur ou la valorisation insuffisante sont autant de facteurs qui compromettent la transmission de ces savoir-faire.
L’innovation est une des réponses essentielles à ces défis. Remettre au goût du jour ces traditions et adapter les savoir-faire aux contextes contemporains, tout en gardant les procédés et les matériaux historiques, contribuent à leur pérennité.
On pourrait croire qu'aujourd'hui, le travail d'un enlumineur consiste à restaurer ou à copier des manuscrits anciens. Annie Bouyer, enlumineur professionnel, le considère avant tout comme une technique lui permettant de s'approprier l'univers esthétique de différentes périodes du Moyen-Âge, d'en développer les thèmes et de créer des images plus personnelles.
Ses enluminures sont réalisées sur parchemin. Annie Bouyer emploie diverses techniques pour appliquer de l'or, elle peint avec des pigments naturels historiques (minéraux, végétaux, animaux), qu'elle fabrique pour la plupart elle-même.
Annie Bouyer a commencé à apprendre les bases de ce métier lors de stages. Elle a été formée aux techniques de l'enluminure et à la fabrication de pigments chez des enlumineurs professionnels, et a été initiée à la calligraphie à l'Institut Alcuin à Tours.
De longues années de pratique ont suivi ces formations : regarder, observer, copier les manuscrits anciens, mais aussi faire des expérimentations pour fabriquer les pigments et les matériaux à partir de recettes médiévales souvent très approximatives.
Pour réaliser une enluminure, il faut aussi s’exercer pour être capable de faire des gestes extrêmement précis et pour rester concentré sur des détails minimes, cultiver la patience nécessaire pour respecter les différentes phases de séchage et persévérer pour parvenir à un travail abouti.
Cela exige d'apprendre à identifier les traits les plus subtils qui rendent les originaux si caractéristiques, d'exercer son œil à distinguer clairement le vocabulaire stylistique des différentes époques afin de garantir la cohérence de ses représentations. Et surtout, garder le plaisir et la motivation pour parvenir un jour à passer à l’étape suivante, à la création.
Une fois les techniques bien maîtrisées, le chemin reste encore long pour arriver à créer des œuvres personnelles. Les copies diminuent progressivement, Anne Bouyer commence à créer des assemblages de différents motifs, puis en remplace certains par ses propres dessins, pour finir par concevoir des univers entièrement nouveaux.

